Défi Azimut 2019
© Yvan Zedda
Interview

Une matinale Eurolarge au coeur du croisement de filières

Interview croisée de nos deux experts.

Une matinale Eurolarge autour de la diversification de marché, aura lieu à Lorient, le 6 décembre prochain. Cette rencontre s’inscrit dans la dynamique du croisement de filières entre la voile de compétition et les énergies marines. Des échanges existent déjà entre ces deux secteurs mais ils ne demandent qu’à s’intensifier. Interview entre nos deux experts : Carole Bourlon qui coordonne le programme Eurolarge et Philippe Thieffry, coordinateur de Bretagne Ocean Power. 

Le site d’Ifremer se trouve dans la rade de Brest © BDI

L’une des missions d’Eurolarge Innovation est la diversification des marchés pour les entreprises de la filière technologique de la voile de compétition. Quels sont les moyens mis en place pour y parvenir ?

Carole BourlonResponsable du programme Eurolarge : Le croisement de filière est un levier important du développement des entreprises. Nous avons entrepris plusieurs actions en ce sens. Une étude sur l’économie de la voile de compétition a tout d’abord permis de faire un état des lieux, d’identifier les compétences présentes sur le territoire et les marchés sur lesquels les savoir-faire sont transférables. Cet état des lieux nous permet ensuite de faire venir des acteurs-clés de secteurs dans lesquels on peut envisager du croisement de compétences. Les matinales Eurolarge permettent ce type de rencontre. L’an passé, nous avions par exemple fait venir des représentants de l’industrie automobile. En décembre, nous faisons intervenir différents acteurs sur secteurs des énergies marines, comme Christophe Chabert, Directeur du projet Groix /Belle-Ile et du développement Atlantique EOLFI et Dimitri Voisin, Responsable Recherche et Développement chez Mer Agitée.

Quels sont les savoir-faire et les compétences de la voile de compétition qui peuvent intéresser le secteur des énergies marines ?

Philippe Thieffry, Coordinateur de Bretagne Ocean Power : Spontanément, quand on évoque le croisement de filières entre ces deux secteurs, on pense aux composites. Mais on peut également évoquer les bureaux d’études et les cabinets d’architecture navals qui développent des innovations technologiques. Nous pouvons prendre l’exemple de Mer Agité qui a développé un penon électronique pour les bateaux. Ils le vendent désormais pour l’installer sur les pales d’éoliennes.

Des synergies existent-elles déjà entre les entreprises des deux secteurs ?

Carole Bourlon : Cinq entreprises de la voile de compétition sont référencées dans l’annuaire breton des EMR. Ces entreprises interviennent en amont dans le domaine des services (ingénierie de projet, calcul structurel). Un autre exemple : une dizaine d’entreprises issues de la voile de compétition ont assisté à la journée sourcing organisée par Bretagne Ocean Power, en octobre dernier. C’est un début positif et encourageant pour nos deux filières.