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Spatial et aéronautique légère : la Bretagne se positionne

Un nouvel horizon se dessine pour un secteur prestigieux.

Quand on évoque le spatial, on ne pense pas spontanément à la Bretagne…Et pourtant. La présence discrète mais ancienne de la région bretonne se caractérise notamment dans le domaine de l’exploitation des données satellites. Une nouvelle étape a été franchie, fin 2019, avec la signature d’une convention de partenariat avec le CNES (Centre National d’Etudes Spatiales) et le lancement à Lannion du CTDO (Centre Technique Drones Ouest). BDI accompagne les acteurs pilotes de ces projets en réalisant le recensement des compétences sur le territoire afin de faciliter leurs connexion et favoriser la dynamique et l’émergence de projets dans ces domaines.

Un océan sous haute surveillance

En 10 ans, le nombre de pollutions marines a été divisé par deux sur la planète. Et ce, grâce à un centre de surveillance situé en Bretagne. Il se nomme VIGISAT, est localisé à Plouzané et a fêté ses 10 ans en novembre dernier. Cette station d’acquisition d’images satellites détenue opérée par CLS (filiale du CNES) est co-financée par la Région Bretagne, l’Europe et Brest Métropole.

Ce projet structuré autour d’un groupement d’intérêt scientifique, le GIS BreTel, offre un accès privilégié aux données spatiales à un réseau d’acteurs innovants. Au-delà de cette activités, Vigisat est un acteur majeur dans le contrôle des pêches ainsi que celui des activités suspectes en mer (trafics illicites d’objets ou d’êtres humains). Ce centre analyse également l’impact du changement climatique sur les océans.

Prévisions météorologiques

Mais VIGISAT n’est pas seule. Dans le domaine de la prévision météorologique et à destination de l’ensemble des agences européennes et des médias, c’est encore un Breton par le biais du Centre de météorologie spatiale (CMS) de Lannion, qui est en tête de pont.

Avec près de 70 personnes mobilisées, ce centre est dédié à la valorisation des mesures des satellites d’observation de la Terre au profit de la météorologie et de l’océanographie. Il fournit quotidiennement des produits satellitaires destinés, entre autres, aux prévisionnistes et aux modèles numériques de prévision du temps.

Contrôle du trafic maritime

Soulignons aussi la réussite de la start-up rennaise UnseenLabs qui, cet été depuis la Nouvelle-Zélande, à mis sur orbite avec succès son premier nanosatellite. Celui-ci fait partie d’une constellation de 30 unités visant à détecter et localiser près de 95% de la flotte de navires en mer, heure par heure.

Un secteur qui se structure

Ces acteurs du spatial breton sont discrets. Ils ne sont cependant pas les seuls. Ils seront bientôt intégrés dans un écosystème structuré plus complet. La Région Bretagne a en effet décidé de pérenniser et d’accentuer sa présence dans ce secteur avec la signature, lors de l’anniversaire du VIGISAT, d’une convention de partenariat avec le CNES (Centre National d’Etudes Spatiales) qui vise à favoriser le développement de projet et l’innovation dans ce domaine en s’appuyant sur le Groupement d’intérêt Scientifique BRETEL (Bretagne Télédétection).

Un institut universitaire (IRISPACE) dédié à ce secteur, a été annoncé. En accord avec la convention cadre signée entre la Région Bretagne et le CNES, l’IRISPACE tiendra le rôle de relais du CNES en région et aura pour mission principale d’accompagner durablement le développement des technologies spatiales et de leurs applications sur le territoire régional via quatre champs d’actions :

  • recherche
  • formation
  • innovation/développement économique
  • usages

Afin de répondre aux enjeux globaux et régionaux dans le domaine, l’IRISPACE aura également pour mission d’aborder la question du décloisonnement du secteur spatial et son croisement avec d’autres technologies (IA, cybersécurité, photonique…) et thématiques telles que l’environnement, le maritime, l’agriculture, les mobilités durables, les nouvelles connectivités.

En complément de cette initiative, citons également deux structures d’accompagnement :

– l’ESA BIC Nord France. C’est l’un des 20 centres d’incubation d’entreprises de l’ESA (Agence Spatiale Européenne) destiné à favoriser la création d’entreprises et le développement de services et d’applications dans le domaine du spatial. Dans l’ouest et le nord de la France, le dispositif est porté par l’association des technopoles bretonnes et ligériennes Ouest BIC Technopoles, avec le soutien du pôle de compétitivité ASTech Paris Région et du Centre National d’Etudes Spatiales (CNES).

– Le Booster MoreSpace, basé à Brest. Issus d’une initiative du COSPACE (Comité de concertation Etat Industrie dans le domaine du Spatial) les boosters visent à stimuler l’innovation et le développement économique à travers la fertilisation d’une thématique particulière par du numérique et du spatial. Dans le contexte régional, le Pôle Mer Bretagne Atlantique coordonne le Booster MORESPACE sur la thématique MER en partenariat avec le Pôle Images & Réseaux, le Groupement d’Intérêt Scientifique Bretagne Télédétection (GIS BRETEL), la French Tech Brest Tech+ et la Société d’Accélération de Transfert Technologique (SATT) Ouest Valorisation.

Un secteur spatial bousculé

Par l’arrivée de nouveaux entrants très dynamiques, la floraison de nouveaux services, la multiplication des opérateurs de lancement et des flottes de satellites, c’est l’ensemble du modèle économique du secteur spatial qui est revisité. Depuis deux ans, on entend parler d’une véritable « économie spatiale » dans laquelle la chaîne de valeur s’élargit et se morcelle.

Des opportunités pour notre territoire

Ce redécoupage et l’émergence de niches constituent une opportunité de développement économique pour le territoire. Dans cette optique, recenser les compétences qui peuvent s’exprimer de façon native ou connexe dans le spatial et faire le pont entre les acteurs – constructeurs, opérateurs d’infrastructures ou de plateformes aéroportées ou spatiales, apparait logique.

Il y a donc une cohérence dans le fait de voir émerger, de façon concomitante à cette structuration du spatial breton, le CTDO (Centre Technique Drone Ouest) à Lannion. Plateforme d’expérimentation d’usages innovants, ce centre offre un espace sécurisé et réglementé via la présence de la DGAC pour tous les acteurs, concepteur, constructeur, exploitants de drones ou acteurs de marchés qui désireraient tester de nouveaux usages sur la base de ces technologies. La présence de Photonics Bretagne à deux pas, s’avère évidemment un atout.

BDI accompagne les acteurs

BDI répond présent pour accompagner le développement du secteur de l’aéronautique légère et du spatial en Bretagne. Elle accompagne les acteurs porteurs de ces initiatives dans le recensement des compétences sur le territoire afin de dresser une cartographie de ceux-ci, identifier des projets structurants et connecter les compétences entre elles.

Vous disposerez prochainement sur notre site d’un annuaire et de cartographies des acteurs et technologies dans ces domaines

Participez à la dynamique spatiale et aéronautique légère en Bretagne !

    • Vous êtes dronistes, concepteurs des capteurs, nacelles, charges utiles ou systèmes embarqués pour les drones ou désireux de trouver des compétences dans ce domaine en vue de développer une nouvel usage ? Recensez votre entreprise ici
    • Vous êtes ou désirez devenir un acteur du spatial, soit dans la phase amont (intrastructure, plateforme, lanceur) soit dans la phase avale (exploitation des données de mission) ? Recensez votre entreprise, vos compétences et vos besoins ici

 

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