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[360 Possibles] Zoom sur le parcours « La Bretagne s’engage pour la planète »

Plongée au cœur des enjeux sociétaux.

Chaque année, 360 Possibles propose des parcours thématiques de conférences et d’ateliers qui invitent le public à se plonger au cœur des enjeux sociétaux. En 2019, le parcours « La Bretagne s’engage pour la planète » ouvrira le champ des possibles d’une société sans déchet.

La Bretagne zéro déchet

A l’heure de la Breizh Cop et de ses transitions écologiques, économiques ou sociétales, 360 Possibles s’implique et met l’économie circulaire et le zéro déchet sous le feu des projecteurs. Avec des têtes d’affiches comme Tom Szaky et Nicole Miller, les participants pourront échanger avec deux références mondiales du domaine. Alors que le premier a réussi à convaincre de grandes multinationales à se convertir au zéro déchet en créant Loop, une plateforme qui fonctionne avec le réemploi des emballages des produits, la seconde, directrice générale de Biomimicry 3.8 est l’instigatrice du concept de « Factory as a forest ». L’idée : s’inspirer du fonctionnement d’une forêt pour créer des entreprises à impact positif.

La mer, essentielle en Bretagne

La mer et les océans jouent un rôle de premier plan en Bretagne, du fait de la géographie et de l’histoire du territoire. Aujourd’hui menacée, la mer est pourtant une source d’inspiration pour les speakers. Parmi eux :

  • Stéphane Bruzaud conçoit un bioplastique à partir de bactéries marines ;
  • Aurélie Dubois, directrice générale de Respect Océan ;
  • Théo Desprez, co-fondateur de Fil & Fab, qui construit une filière de recyclage des filets de pêches et les transforme en objets ;
  • Mathilde Berder, qui a réalisé un travail de prospective sur les déchets plastiques dans l’Océan ;
  • Martine Le Lu, Usine du Kervellerin, transforme les coquilles d’huîtres et les transforme en différents produits (cosmétiques, peintures…).

Inclure la mer dans le monde à vivre de demain, notamment en la débarrassant du plastique et en étant attentif aux solutions qui s’y développent : tel sera l’enjeu de ces échanges.

Bien manger, plus qu’un slogan

L’économie circulaire passe aussi par l’alimentation : des citoyens et entrepreneurs s’engagent pour une société du « bien manger », avec des produits plus qualitatifs et des circuits innovants pour limiter le gaspillage. Xavier Hamon, gérant du restaurant « le Comptoir du Théâtre » à Quimper partagera son implication dans le « slow food ». Cette philosophie se propose de contrer les effets néfastes du fast-food et de faire évoluer le modèle industriel et donner plus de sens à nos assiettes.

Autre versant du volet alimentation du parcours : le forum « Les fermes et la cité » mettra à l’honneur des projets prometteurs comme celui d’Hélène Brethes et sa ferme urbaine dans le quartier du Blosne, à Rennes, ou bien celui de Jérémie Cognard, co-fondateur d’Agriloops, qui implantera des systèmes aquaponiques de tomates et crevettes dans la métropole rennaise. L’aquaponie est un modèle novateur qui combine aquaculture et culture de végétaux, où les déchets de l’une deviennent la nourriture de l’autre dans un mini-écosystème naturel. D’autres speakers interviendront sur la thématique de la valorisation d’aliments non-consommés :

  • Nicolas Perrin, We Are Phénix ;
  • Eléonore Faucher, Babelicot, récupère les restes de légumes pour créer des produits alimentaires ;
  • Ivan Lemintier, chercheur, coordonne un projet de recherche sur les insectes qui mangent les matières alimentaires non-consommées.

Le numérique et l’habitat aussi au menu

Bien qu’invisibles pour les utilisateurs, de nombreux déchets sont générés par l’industrie numérique. Pollution numérique, données stockées inutilement, impact environnemental des smartphones… Une simple recherche sur le net a un coût écologique. Partant de ce constat, Olivier Ridoux, chercheur à Rennes I, s’intéresse aux études qui quantifient l’impact environnemental des produits high tech. De son côté, l’entrepreneur Beranger Cadoret réfléchit au développement de nouveaux datacenters ayant moins d’impact pour la planète. Enfin, Thierry Leboucq, PDG de Greenspector, développe des solutions pour prolonger la durée de vie de nos produits high tech en réduisant leur impact énergétique à la source, dès l’étape du codage.

L’habitat est également un domaine où foisonnent les initiatives inspirées par l’économie circulaire. Dans cette veine, la communauté de 360 Possibles pourra découvrir les parcours de Pascal Milleville, dirigeant de la société Le Relais, qui recycle la matière textile pour la transformer en briques d’isolation thermique des bâtiments. Nathaniel Beaumal, de Terra Innova, récupère quant à lui les terres de chantier au profit de l’amélioration de la fertilité des sols agricoles, et réussit ainsi à relier deux domaines qui passent souvent pour opposés. Nicolas Maggio, d’Armstrong Plafonds est, lui, parvenu à créer une boucle complète de récupération et de réintégration des matières usagées dans son process de fabrication.

Un large panorama d’initiatives qui permettra aux participants de 360 Possibles de cueillir l’inspiration et de se projeter dans un futur plus en phase avec les défis posés par l’économie de nos sociétés.