[Communiqué] Vendée Globe 2020, le défi technologique se prépare au cœur de la Bretagne Sailing Valley®

Le 8 novembre 2020, les coureurs du Vendée Globe s’élanceront à partir des Sables d’Olonne pour un nouveau tour du monde à la voile. Cette 9e édition s’inscrit dans une année particulière pour tous. Après des semaines de doute au printemps, le maintien du départ de l’Everest des mers a redonné espoir à l’ensemble de l’écosystème de la voile de compétition.
Avec un enthousiasme redoublé, les coureurs vont pouvoir remonter sur leur bolide des mers en grande majorité conçus, fabriqués et équipés au cœur de la Bretagne Sailing Valley®.

Derrière l’imaginaire, le rêve d’absolu, la course en solitaire est avant tout le pari d’une équipe. Outre la performance sportive, ce sont les prouesses techniques, les défis technologiques et l’envie de battre de nouveaux records d’innovation qui s’expriment.
La Bretagne reste ce territoire unique au monde où tous ces « faiseurs de rêves » (skippers, architectes, constructeurs, équipementiers…) travaillent main dans la main.

Le “made in Bretagne Sailing Valley®” sur les pontons du Vendée Globe
Le 8 novembre prochain, lors du départ du Vendée Globe, nombreux seront les navigateurs qui prendront la mer avec des voiliers made in Bretagne.
Sur les 33 bateaux à se lancer dans « l’Everest des mer » :

  • 18 (près de 55%) ont été conçus et dessinés en Bretagne, dont 5 des 8 bateaux de nouvelle génération,
  • 16 (plus de 50%) fabriqués sur le territoire, dont 5 des 8 bateaux de la nouvelle génération,
  • Et, côté skippers, qu’ils soient natifs ou non du territoire, 20 (plus de 60%) sont installés avec leur team au cœur de la Bretagne Sailing Valley®.
Copyright Christophe Favreau / Défi Azimut 2020

La Bretagne Sailing Valley® : un écosystème unique…
Cette dénomination, qui qualifie la filière technologique de la voile de compétition en Bretagne, est née de cette rencontre de marins d’exception, exigeants et à la recherche de performance avec un tissu économique depuis longtemps tourné vers la mer, réactif et innovant.
Constitué de plus de 210 entreprises, essentiellement des PME, « le pôle breton concentre la plupart des compétences françaises de la course au large » et regroupe l’intégralité des compétences nautiques organisées en une filière intégrée et complète : Architecture, calcul structurel et construction navale, fabrication de gréements et appendices, équipements de sécurité, équipements électroniques embarqués, accastillage, gréement, voilerie, revêtements de coque, numérique et
système d’information…
Ces entreprises, souvent leaders sur leur marché sont reconnues au niveau international pour leur expertise et leur savoir-faire. La collaboration permanente entre les coureurs, les entreprises mais aussi les laboratoires de recherche du territoire, permet aux skippers français de naviguer aujourd’hui sur les voiliers les plus performants au monde.

Et une filière unie face à tous les vents
La pandémie liée au covid-19 et le confinement qui s’en est suivi ont eu des répercussions sur les événements sportifs, dans le domaine de la voile de compétition comme ailleurs.
Avec l’annulation de deux courses(1), les qualifications ont été perturbées. Malgré tout, les équipes ont fait face. Après plusieurs semaines d’attente, l’annonce du maintien du Vendée Globe en juin a redonné espoir à tout l’écosystème. Dans la foulée de l’annonce, entraînements, livraisons de pièces
techniques et tests ont repris.

Dernière confrontation avant le Vendée Globe : le Défi Azimut
Du 9 au 13 septembre 2020, s’est tenu le dernier « tour de chauffe » avant le Vendée Globe avec le Défi Azimut(2). Chaque année cette course permet aux teams de course d’effectuer les derniers étalonnages de performance entre concurrents, après les chantiers de l’été. Malgré le contexte sanitaire, cette année n’a pas dérogé à la règle. Les acteurs de la Bretagne Sailing Valley® accompagnés par le programme
Eurolarge Innovation ont massivement investi l’évènement.

 

L’économie de la voile de compétition en Bretagne :

  • 210 entreprises (industrie, commerce et service)
  • 83,5 millions d’euros HT estimés de chiffre d’affaires (2019)
  • 980 emplois (2019)
  • 200 écuries et projets sportifs, soit 320 emplois (2018)

 


(1) The Transat (10 mai) et New York – Les Sables (16 juin)

(2) Le défi Azimut est un événement soutenu, depuis l’origine, par la Région Bretagne et le programme Eurolarge Innovation.

Copyright photo bandeau : Jean-Marie Liot / Défi Azimut 2020