Les poulaillers de la ferme du Bigna © BDI
Success story BDI

BDI accompagne l’Agri for good

Reportage dans un laboratoire à ciel ouvert.
  • agri for good
  • agriculture
  • Bretagne
  • économie circulaire

[Success stories BDI] Accompagnée par Bretagne Développement Innovation au travers du programme AGRETIC, la Ferme du Bigna (Plessala, 22) teste depuis janvier une solution numérique avec la start-up Alma Food. Objectif de cette expérimentation de 18 mois : automatiser un étiquetage alimentaire communicant et informatif afin de doper la commercialisation des produits. Dimitri Guérin et Ronan Rocaboy, les deux exploitants de ce site de 40 ha exploitables et de 20 ha de prairie, ont fait des choix tournés vers l’écologie et l’innovation. Objectif : construire un modèle d’exploitation rentable. Ce laboratoire à ciel ouvert de « l’Agri for good » propose une belle illustration de ce que peut apporter le programme Agretic de BDI, qui s’inscrit dans le cadre de la stratégie régionale du Bien Manger.

Les poulaillers de la ferme du Bigna © BDI

 

Il y a 4 ans, Dimitri Guérin et Ronan Rocaboy reprennent La Ferme du Bigna (Plessala, 22). D’emblée, ils choisissent de s’inscrire dans une dynamique d’éco-responsabilité agricole, aussi appelée « Agri for good ». L’élevage de porcs et de volailles se fait à ciel ouvert, les sols sont respectés, les ressources valorisées… La ferme a son propre laboratoire de transformation et découpe de porcs et volailles frais. Aidée par un ESAT pour la transformation et le conditionnement de ses produits, l’exploitation vend ses terrines, rillettes, huile de chanvre et de colza en circuit court. Leurs produits sont notamment référencés sur la plateforme Produits locaux.bzh.

La première rencontre avec BDI se fait en 2018, dans les réseaux professionnels. D’octobre 2018 à septembre 2019, une première expérimentation se concrétise : il s’agit du financement d’un logiciel de gestion du type ERP pour la commercialisation de leurs produits, avec l’entreprise Panier Local.

BDI nous a permis de financer cette vitrine virtuelle souligne l’exploitant.

Les produits transformes de la Ferme du Bigna
La Ferme du Bigna commercialise des produits transformés © BDI

 

Les bons contacts au bon moment

En 2020, avec la crise sanitaire, la vente en circuits courts explose. Dimitri Guérin et Ronan Rocaboy doivent s’adapter à cette nouvelle donne. Même s’il n’est pas obligatoire d’afficher les ingrédients sur leurs produits transformés, les deux exploitants veulent l’expérimenter. Ce qui fait le prix d’un produit – la valeur des ingrédients, la valeur sociale ou environnementale – est souvent méconnu des consommateurs. En affichant ces informations sur une étiquette, cela rend sa valeur au produit et permet de le vendre au juste prix. Partant de cette problématique issue du terrain, Bretagne Développement Innovation (BDI) a accompagné la Ferme du Bigna à trouver des interlocuteurs et des solutions.

Grâce aux panneaux photovoltaïques installés sur les bâtiments, Dimitri Guérin et Ronan Rocaboy produisent leur propre énergie © BDI

 

« Nous partons toujours des besoins exprimés par les professionnels. Même si la technologie n’est pas la priorité de Dimitri et Ronan, ils l’utilisent quand elle sert leur démarche globale et les fait progresser », explique Guillaume Briend, en charge du programme AGRETIC chez BDI. Ce dernier a mis les agriculteurs en relation avec Hélène Féchant, dirigeante d’Alma Food. Ensuite, ils ont répondu ensemble à l’appel à projet régional « Expérimentation d’innovations numériques ».

En savoir plus sur l'appel à projets Expérimentation Innovations numériques

Mieux informer le consommateur

Lauréat de l’appel à projet régional, Dimitri Guérin et Ronan Rocaboy et l’équipe d’Hélène Féchant expérimentent depuis le mois de janvier une application numérique afin d’automatiser la création d’étiquettes. Ces informations sont à la fois légales et commerciales avec la composition, les allergènes, les valeurs nutritionnelles, les labels, les origines… Cette expérimentation vise à tester avec les agriculteurs, la sélection des ingrédients et des étapes de procédés nécessaires aux calculs. A terme, l’objectif est d’apporter une valeur ajoutée au produit, de prendre une longueur d’avance et de pouvoir diversifier les canaux de distribution.

« Dimitri et Ronan jouent vraiment leur rôle d’expérimentateurs avec notre équipe. Ils sont investis, exigeants et nous challengent. Leur esprit critique permet au projet de bien avancer », affirme Hélène Féchant d’Alma Food. « Pour nous, le cadre de ce dispositif nous aide à amorcer et à tester in situ notre technologie. », poursuit la dirigeante. Et Dimitri Guérin de conclure : « cette façon de travailler nous correspond parfaitement car nous nous apportons mutuellement des compétences. »

 

Le programme Agretic en vidéo